3 Fiv, 2 grumeaux, 1 vie

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J-28 29 mai 2015

Filed under: Uncategorized — Lola @ 9:19

 

retour en arrière ? On reparle de cycle ici ?

28 jours oui, un dernier compte à rebours où la fin est déjà connue.

28 jours pour :

Envoyer les invitations définitives

Commander les macarons

Vérifier le stock de champagne

Refaire mon balayage

Laisser pousser mes ongles

Confirmer l’organisation avec le consulat

Trouver des chaussures

Choisir une coiffure

Bricoler pour la décoration

Faire un essai maquillage

Récupérer ma robe

28 jours avant de devenir madame, ni toute à fait la même, ni tout à fait une autre

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A la prochaine 19 février 2015

Filed under: c pas la pêche,Uncategorized — Lola @ 4:22

En août dernier, nous sommes passés les voir : une journée chez mes grands-parents, une journée de photos pour garder la trace de ses quelques heures où arrière-grands-parents et arrière-petits-enfants se côtoient. Une journée, une seule car la vieille génération est bien vite fatiguée par l’énergie débordante des plus jeunes. Une journée que chacun sait précieuse et au cours de laquelle mes enfants semblaient savoir qu’il ne fallait pas perdre de temps à s’apprivoiser et qu’il était essentiel de passer directement aux câlins, bisous et pitreries.
Une journée à la fin de laquelle, je n’ai pas pu lancer à mon grand-père l’éternel ‘A la prochaine !’ tant cette fois-là ce futur rendez-vous m’a paru décalé. Un au revoir un peu différent ce jour-là car il ne cachait plus as faiblesse et son usure.
Un dernier moment partagé avec mon grand-père, ce grand-père qui savait changer les couches, repasser le linges, coudre un bouton, faire pousser les meilleures maras des bois du monde, tronçonner un arbre, faire un foie gras, cuire le beef comme il disait au goût de chacun. Mon grand-père qui un jour m’a coupé la frange avec les cisailles du jardin parce que “quand même, ça emmerde ces cheveux là”. Mon grand-père qui a tenu chacun de mes enfants dans ses bras et leur a à chacun donner au moins un biberon.
Il est mort ce grand-père que j’admirais et dont j’avais un peu peur aussi. Et maintenant qu’il n’est plus là, plus personne ne m’appellera Ptit’lo.

 

Voyage, voyage… 9 février 2015

J’avais 16 ans quand une toute jeune professeur de français eut l’idée de faire lire à sa classe “la maison aux esprits” d’Isabel Allende. Abonnée au dernier rang pour toutes les matières “non scientifiques”, j’ai soudain entrepris une migration vers le rang des faillotes. Avec ce livre, je tombais sous le charme et me mettais à rêver du Chili.

20 ans de rêve et enfin la découverte. Pas tout à fait comme je l’imaginais, moins aventurière (le Chili en sac à dos avec 3 enfants, je n’ai pas osé), moins longue (il restait 10 jours de congé à mon homme) mais le sentiment d’atteindre enfin une destination tant fantasmée.

Au détroit de Magellan je ne cessais de conseiller à mes enfants de faire le plein d’images, que ce voyage ils ne le referaient peut-être jamais. Je ne pense pas qu’ils aient saisi la dimension légendaire de la destination.
Quelques jours plus tard, alors qu’ils jouaient au bord du Pacifique je réalisais que j’avais 16 ans la première fois que j’avais traversé l’Atlantique, 28 ans quand j’ai franchi l’équateur pour la première fois et qu’à 37 ans, je trempais mes orteils pour la première fois dans cet océan. Eux sont nés de l’autre côté de l’Atlantique et dans l’hémiphère sud, à moins de 6 mois ils découvraient les vols long courrier, et à 3 ans ma fille était là, à sautiller dans le Pacifique.

Auront-ils la bougeote ou bien chercheront-ils la stabilité que nous ne leur aurons pas donnée ? Quels souvenirs garderont-ils de ces voyages ?

 

Cent mots dire 9 octobre 2014

Filed under: Uncategorized — Lola @ 4:08

Les mots se sont accumulés, les histoires, anecdotes ou autres instantanés de vie qui auraient pu être une graine pour une note ici ont été oubliés. La vie a continué, les enfants ont grandi et j’ai vieilli.

Et vieillir, c’est un peu comme Saint Malo sous le soleil, c’est moche. Mais contrairement à la cité bretonne qui, sous un ciel menaçant, avec un vent glacial, a toujours eu pour moi quelque chose de magique, je n’arrive pas à trouver le positif à l’accumulation des années.

Après des années de travail d’acceptation, j’atteignais les 35 ans presque sereine. Il m’arrivait même d’affirmer que j’étais définitivement mieux à 35 ans qu’à 20. Et c’était presque vrai car 1) j’avais oublié comme le corps peut être ferme à 20 ans et 2) mon corps n’avait pas encore entamé son long travail de sape.

Je pourrais vous dire les cent maux qui sur moi se sont déposés : de la diastase abdominale à la récente découverte de l’arthrose, en passant par la hernie ombilicale et la menace de diabète, chaque jour apporte sa petite dose de douleur, ce petit rappel à l’ordre qui me laisse hésitante : profitons-en maintenant ou déprimons-nous dès maintenant.

Je pourrais me réjouir de voir que les années qui avancent laissent également des traces sur mes amis. Mais on devient moins attentif aux petits maux des autres lorsque l’on a les siens propres à gérer. Alors c’est sans mot dire que l’on continue.

Continuer, sans maudire personne car jusqu’ici tout ne va pas si mal…

 

La brique 28 mai 2014

Filed under: Uncategorized — Lola @ 6:20

Un mois et toujours pas de réponse.

Un mois de silence après un mail qui pourtant appelait une réponse.

Un mois sans nouvelle et je peux tourner la page.

 

Pour tendre une main, pour pouvoir me dire que j’avais fait un geste, pour son anniversaire j’avais mis tous mes enfants à contribution. Pour moi et pour elle, ils se sont prêtés au jeu de la vidéo : bon anniversaire marraine, ex-meilleure amie de maman. On chante, on danse, on applaudit, on sourit à la caméra.

Maman fait un rapide montage et hop, on envoie la vidéo.

Et depuis, pas un mot. Silence radio.

Pas même un merci, ils sont mignons.

 

Un mois à attendre une réponse qui je le sais maintenant ne viendra pas. Mais ce mois muet, après cette ultime bouteille jetée à la mer me permettra de dire à mon fils que si, j’ai essayé de recoller les morceaux. Je lui avais choisi une marraine amie pour lui montrer que des liens forts existent au delà de ceux du sang. Je lui dirai que les amis sont essentiels, qu’ils marquent nos vie, que certains restent mais que d’autres passent. Je lui expliquerai que les ruptures amicales sont au moins aussi douloureuses que les ruptures amoureuses. Que ces douleurs existent, qu’elles sont comme des briques qu nous construisent. Que parfois, alors que l’on pensait l’édifice achevé, une brique supplémentaire vient s’ajouter, qu’elle n’était pas dans les plans mais qu’il nous faut l’ajouter. Que cet ajout ne nous rend ni moins bon, ni meilleur mais nous permettra peut-être d’être un peu plus fort face aux autres briques surprises.

 

 

 

Fondations 4 mai 2014

Filed under: Uncategorized — Lola @ 7:54

Etre mère de jumeaux, c’est drôle parfois, attendrissant par moment, épuisant souvent mais surtout ça remet en cause toute belle idée qu’on peut avoir sur l’éducation deux fois plus vite. Particulièrement en ce qui concerne la part de l’acquis et de l’inné.

L’expérience est parfaite : 2 enfants, 2 garçons, nés en même temps, élevés dans le même cadre par les mêmes parents et pourtant si différents ! Aujourd’hui, j’ai l’impression de canaliser chaque enfant sur son chemin plutôt que de le guider vers un chemin que j’aurais pu vouloir le voir suivre. Et alors que je faisais part à mes amies de mes ambitions éducatives revues à la baisse, l’une d’elles a posé cette question toute simple :

“Quels sont les 3 événements fondateurs de ton être et combien sont le fait direct de tes parents ?”

 

Qu’est-ce qu’un événement fondateur dans une vie ? Jusqu’à quel âge ces événement ont une influence sur notre développement ?

Qu’est-ce qui a vraiment marqué mon enfance ? Qui suis-je finalement ?

 

Une simple question à laquelle je n’arrive pas depuis plusieurs semaines à donner de réponse.

 

Aucun drame dans mon enfance que je puisse qualifier de déterminant pour la construction de mon moi actuel. Aucun manque, aucun abus, aucune fondation ?

 

J’examine mon enfance sans voir où j’aurais pu puiser des forces particulières, je m’interroge sur mes valeurs actuelles et celles qui m’ont été transmises -quelles sont-elles exactement?.

Et en écho à cette interrogation surgit le terrible doute : que vais-je transmettre ? Quels seront les événements fondateurs pour mes enfants ?

 

Juste une mise au point 10 juillet 2012

Filed under: Uncategorized — Lola @ 8:18

Pour la première fois, les pensées que je tente de traduire sur ce blog depuis plus de 5 ans ont déclenché des commentaires auxquels je ne m’attendais pas.

Certains m’ont interloquée alors que j’ai été surprise par l’agressivité d’autres.

Je ne supprime aucun commentaire mais comme ici, c’est un peu chez moi, je tente juste une mise au point.

J’apprécie peu les intégristes, quels qu’ils soient. Et autour de la maternité, il y en a beaucoup : intégristes de l’allaitement, du tout naturel, de l’homéopathie, etc.

Nous avons la possibilité de choisir différentes options pour l’accouchement, pour l’allaitement, pour les soins. C’est un luxe qu’il est facile d’oublier. Que chacune soit convaincue d’avoir fait le meilleur choix, je n’en doute pas mais essayer de convaincre à tout prix que la péridurale, c’est le mal ou que l’accouchement dans la douleur c’est de la folie pure, quel est l’intérêt ?

D’autant que chacune, en fonction de ses convictions, peut trouver une multitude d’articles vantant les bienfaits de ses choix. Même si parfois il faut chercher un peu.

Loin de moi l’idée de débattre pour savoir si oui ou non, la péridurale allonge la durée de l’accouchement, si c’est parce qu’il a été allaité jusqu’à ses 3 ans de Higgs a eu l’idée de sa particule. Par contre, je bloque sur l’idée de fierté liée à l’accouchement. Avec ou sans douleur, qu’importe. Je suis fière de mes enfants, fière d’avoir fait le choix d’en avoir, fière d’avoir pu en avoir mais pas fière d’avoir accouché. L’accouchement est un acte pour lequel le corps de la femme est préparé, cela fait partie des nombreuses aptitudes de ce corps globalement plutôt bien conçu. Je vous l’accorde, ce n’est pas la fonction que l’on utilise le plus souvent mais physiologiquement, toute femme enceinte doit pouvoir accoucher. Et on a rarement vu une femme enceinte refusant l’accouchement et demandant un délai supplémentaire de quelques mois pour s’y préparer. Sauf pathologie, la femme enceinte accouche après une période de gestation relativement bien connue.

N’ayant pas ressentie la bouffée de fierté à l’accouchement (Yes ! I did it ! I’m a wonderwoman ! Applaudissez-moi, j’ai accouché) dont parlent certaines, j’ai sondé mon homme. Pas de standing ovation à attendre de lui : il n’a pas eu le sentiment que j’accomplissais un exploit (quel ingrat !).

Toute femme enceinte accouchera mais toute femme, même si elle ne souhaite ardemment, ne sera pas enceinte. Pour chacune de mes grossesses, le miracle avait eu lieu dès le départ. Nul besoin de sacraliser l’accouchement. L’infertilité m’a permis d’apprécier pleinement la chance de porter un enfant, de porter un miracle. J’ai eu le sentiment de vivre des mois magiques, car la procréation, ça reste quelque chose de magique. Ma magie avait eu lieu, je ne ressentais pas le besoin d’un autre miracle lors de l’accouchement.

Peut-être est-ce différent quand la grossesse vient plus facilement…